« Mieux utiliser l’argent ! »

Nouveaux modes de vie ?(1) Chapitre trois !

Sans nom-4Pour parodier  Kahlil Gibran nous avons envie de dire « Parlez-nous de... l’argent. » De cet argent qui ne fait pas le bonheur, mais dont il faut en avoir un peu quand même !

« Mieux utiliser l’argent ! » : vouloir envisager ce mieux ... c’est en finir avec cette idée que l’argent est sale ! Arrêtons de diaboliser l’argent ; l’évangile ne demande  jamais cela !   

Il  s’agit de  ne pas considérer l’argent comme une force maitresse : nul ne peut servir deux maîtres ! Ce n'est pas l'argent en lui même qui est mauvais, mais le manque ou l’absence de règles, et  éventuellement notre manière de l’utiliser. Dès qu'il y a de l'argent, il y a du pouvoir ; l’invitation est davantage à inventer des contre-pouvoirs. 

Alors comment  retrouver le bon rapport avec l’argent !

Souvent les riches se figurent que leurs richesses leur ont été données pour en jouir, mais la

la pensée de Dieu envisage le riche comme économe des pauvres ! 

L’économie nous paraît parfois  abrupte et complexe, pourtant  voilà un  mot qui  se traduit

par « gestion de la maison » commune ! Du grec oîkos : maison et nómos : loi.

« L’économe n’est pas  le radin mais bien celui qui distribue à chacun ce qui lui doit revenir. »

J’ai traversé le pays de cocagne :

que provoque en corruption, en débauche, en perversité, tant d’argent malmené et exposé dans les vitrines des pays les plus riches comme dans les pays les plus pauvres ?

qu’engendre l’image des fruits ou légumes répandues sur la chaussée, par ceux qui souvent à juste raison trouvent que le produit de leur terre et de leur travail est scandaleusement sous payé alors qu’ils constatent l’enrichissement des intermédiaires ?

Qu’occasionne ce jeu pervers de la richesse mal répartie, mal partagée, aux yeux de chacun et aux yeux des plus nécessiteux ?

Au pire n’est-ce pas là un ferment de révolte qui éclatera à son heure avec la violence accumulée ?

Quand la finance prétend être sa propre fin et n’est plus animée que par le désir exclusif du profit, elle perd la tête. Quand le souci de l’homme, de tout l’homme et de tous les hommes redevient prioritaire, la confiance renait. L’homme d’abord !

Pionnier de l’épargne solidaire, le CCFD-Terre Solidaire bénéficie de plus de 30 ans d’expérience et d’une expertise qui a fait ses preuves au fil des années. En 1983, le CCFD-Terre Solidaire a été à l’initiative, avec le Crédit Coopératif, du premier Fonds Commun de Placement de partage en France, « Faim et Développement ». Il est aussi un des fondateurs de l’association Finansol créée en 1995 dans le but de valoriser les produits d’épargne solidaire auprès du grand public.

 

Enregistrer